rues séquencées à pas vif et léger et orangé dans un séville de novembre rempli d'oranges mûres qui se coincent dans les pavés pour se vider de leur jus, étouffant de silence pour écrire quelque chose, les enfants rient partout sous la pluie, j'habite un banc trois jours et je croise un ami loin déguisé en matador-poète dans un croisement que je crois reconnaître de je ne sais où [...].
On répète toujours plus ou moins la même chose. D’où trouver une manière. On répète toujours les mêmes choses.
05 février, 2012
07 janvier, 2012
et façades presque intactes
"Avant de m'endormir, tenace encore cependant, la ville morte..."
(bordeaux, rue veyrine / rue magendie + Topologie d'une cité fantôme, Robbe-Grillet - photo par M,a.)
05 janvier, 2012
Pratiquer l'insomnie, c'est résoudre des narrations inachevées dans le noir, la peau qui ne se détend pas, faire des labyrinthe de soi, écrire des phrases imaginaires équilibrées bancales le matin, mais rien pour conjurer le problème de la journée blanche qui va suivre. Ce grand bricolage de minutes.
Heureusement dehors, sous le vent, j'arrive à voir des choses immobiles qui me rassurent :
Sur le parvis
une touffe d'herbes
un asile
entre deux pavés.
(Isabelle Garron, Face devant contre)
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