Attenborough, attenborough, attenbrough, attenberg - et la suite des petites danses.
Le grec prononce mal. Il mâche. Sur la pellicule on mâche et on marche bizarre, dans un monde un peu débile : on est dans l'enfance brute, sans mythe, toute nue, avec ses gaucheries, coups de langue raté. Comme dans une piscine, les pieds claquent par terre, les cris résonnent, on se détache des hommes aussi - on inspecte les frontières. La caméra vrille, suit les articulations.
Le chemin est quelconque et toujours vide. Aux pas mornes et sûrs, les deux femmes opposent la fantaisie de leur rapport au monde : les bêtes, les fous, les oiseaux exotiques, les anglais toqués qui relèveraient la garde royale dans les plus beaux rêves.
Ce corps, on le tâte, on l'inspecte, on oublie de le sentir. On amène Papa à la mort, on le rends à la mer. On voulait pleurer encore un peu dans son épaule d'ours. On se remplit de vie ensuite à notre tour. La caméra veut nous rendre sérieux de nouveau. Échoue.
Après le générique je veux marcher en sautillant . Insulter la marche.


